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Financement d’une reprise d’entreprise

LE CEDANT

En matière de financement, le cédant est en mesure de participer au montage financier suivant deux formules.

1) le crédit vendeur :

Le cédant accorde au repreneur un délai de règlement plus ou moins long (2 à 3 ans), ceci afin de limiter les financements bancaires. D’après l’étude de Bpifrance, cette formule de financement est utilisée dans 18 cas sur 100 (projets de 450 à 1 500 K€).

2) la participation du cédant au capital de la holding de reprise :

Le cédant réinvestit une partie des fonds qu’il a perçu de la vente de son affaire. Un moyen efficace pour motiver le cédant qui continuera à s’intéresser à son entreprise jusqu’au règlement intégral de sa participation. D’autre part, cet apport complète celui du repreneur et permet à ce dernier d’acquérir l’intégralité des titres et ainsi bénéficier du régime de l’intégration fiscale.

L’ACQUEREUR

L’apport personnel ou familial :

- Un principe de base serait « Aide-toi et le ciel t’aidera ». Cette maxime est particulièrement vraie en matière de financement.
- Prévoyez entre 20% et 30% d’apport personnel. Cet apport sert à la fois de catalyseur et d’effet de levier. Il montre la détermination et le degré d’implication du repreneur. Enfin, plus votre apport sera conséquent et plus vous limiterez les risques liés à l’endettement.
- Si votre apport est trop modeste, n’hésitez pas à faire appel au capital de proximité. En d’autres termes il s’agit d’impliquer des membres de votre famille, et parfois des amis. Vous avez pour cela un argument frappant : les fonds investis dans une société non cotée dans le cadre d’une augmentation de capital sont déductibles de l’impôt sur le revenu à concurrence de 25% de la souscription, dans la limite de 40 000€ pour un associé marié et 20 000€ pour les autres.

LES BANQUIERS

  • Leur rôle est donc primordial et il convient de monter son dossier financier en fonction des critères d’appréciation des banquiers et de l’organisation de caution. Il ne servirait à rien d’échafauder des montages qui ne seraient pas validés ultérieurement par les financiers.
  • Pour qu’un dossier de reprise soit accepté par votre banquier, il convient de respecter quelques ratios de base à savoir :
    • Une valeur de cible n’excédant pas 5 à 7 fois le résultat net et 4 à 5 fois la MBA (Marge Brute d’Autofinancement).
    • Un remboursement de la dette de reprise à hauteur maximum de 70% du résultat net et un endettement consolidé après l’opération de reprise n’excédant pas à 4 fois la CAF (Capacité d’Autofinancement).
  • Comme vous pouvez le constater la valeur de la cible est directement liée à la capacité de remboursement de cette dernière. En d’autres termes, il est préférable de faire valider votre prix d’acquisition par votre banquier. Cela vous évitera beaucoup de perte de temps et de désillusions. Dans certains cas vous pouvez utiliser la trésorerie de la cible pour financer son propre rachat. Cette technique implique que la société rachetée dispose de dividendes non distribués et d’un excédent permanent de trésorerie.

L’ORGANISME DE CAUTION

Les plus connu est Bpifrance. Cet organisme accompagne 4000 projets de transmission chaque année soit 24 000 entreprises depuis 10 ans.
Quel est son rôle ?
- Votre banque vous accorde un crédit pour l’acquisition de la cible
- Bpifrance partage avec elle les risques de l’opération et prend à sa charge 50% de ce risque.
- Votre banque ne peut pas retenir d’hypothèque sur votre résidence principale. Si elle prend une hypothèque sur un autre bien immobilier, elle doit limiter la caution personnelle de l’emprunteur à 50% maximum de l’encours de crédit.

Les investisseurs

1) Les investisseurs privés encore appelés « investisseurs de proximité » ou « business angels »

Ce sont des gens comme vous et moi qui investissent leur argent dans des PME. Il s’agit d’une forme de capital-risque pur et dur, plutôt déconseillé aux âmes sensibles. En effet le capital ainsi investi ne bénéficie d’aucune garantie de rentabilité et de récupération des fonds. Par contre, si vous investissez dans une PME en croissance vous avez la possibilité de multiplier votre capital et pourquoi pas… de faire fortune !

2) Les investisseurs institutionnels

- Ils concentrent généralement leur intervention sur les grosses opérations.
- Ils interviennent dans un montage financier sur cinq et apportent, en moyenne, 18% du financement total.
- Leur intervention est limitée dans le temps (de 5 à 7 ans).
- Ils revendent ensuite leur participation et réalisent l’essentiel de leur profit sur la plus-value dégagée par la cession.