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10 conseils pour le financement d’une reprise

Nous souhaitons vous faire profiter de notre expérience. Voici donc quelques idées à méditer.

1) Faites appel à plusieurs banquiers pour le financement de la reprise : il est judicieux de constituer un « pool bancaire » afin de repartir les risques et faire jouer la concurrence.

2) N’hésitez pas à consulter le banquier de la société cible. Il souhaitera certainement rester partie prenante dans le dossier et, de plus il sera d’excellent conseil pour le repreneur.
3) Gardez de la capacité bénéficiaire sous le pied. Il faut éviter de consacrer pas plus de 70% des dividendes payés par la cible au remboursement de la dette. Le reste vous sera bien utile afin de continuer à investir et pourquoi pas à acquérir une autre cible (l’occasion fait le larron).

4) Négociez une période de franchise de 12 à 24 mois, pendant laquelle vous ne rembourserez que les intérêts de la dette. Cette franchise vous permettra de faire face à d’éventuelles surprises telles que la perte accidentelle d’un client, le non renouvellement des concours bancaires à court terme, le règlement de charges exceptionnelles liées à l’opération de transmission, l’évolution des besoins en fonds de roulement liés à la progression du chiffre d’affaires.

5) Faites appel à la générosité du cédant : proposez lui de participer au tour de table. Sa participation, même modeste, est un gage de confiance envers le repreneur et envers la société qu’il a vendue. De plus, ce dépôt peut être utilisé comme contre garantie financière de la garantie actif/passif.

6) Proposez à votre principal collaborateur de prendre une participation minoritaire dans votre société : cela permet de fidéliser les bons éléments et de tester leur volonté de poursuivre l’aventure avec le nouveau patron.

7) N’écartez pas systématiquement les cibles qui ne rentrent pas dans votre profil financier : comme nous vous l’avons démontré ci-dessus, il existe des solutions que seuls les professionnels sont en mesure de mettre en œuvre.

8) Ne sollicitez pas votre banquier avant d’avoir signé la lettre d’intention : pour monter votre dossier il a besoin de connaître avec précisions les conditions définitives de la vente et ne souhaitera pas multiplier les contacts inutiles (le temps du banquier est précieux…).

9) N’utilisez pas les ressources à court terme de la cible pour payer le rachat des titres via un holding : un tel montage tombe sous le coup de l’abus de pouvoirs et de bien sociaux. De plus ces ressources (clients, stocks…) doivent être exclusivement utilisées au financement du cycle d’exploitation.

10) Ne surpayez pas l’entreprise que vous rachetez : si tel est le cas, tôt ou tard vous le regretterez. Au mieux votre banquier ne vous suivra pas, au pire vous ne pourrez pas faire face à d’éventuels incidents de parcours (lesquels ne manquent dans la vie d’une entreprise).


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